7.11.08

nocturama

deux heures du matin. c'est la nuit, c'est la nuit, c'est la nuit. noire bien noire. les bourgeois ont éteint leur lumière et se branlent en silence sous les draps sâles de leur petite vie. c'est la nuit et j'emmerde le monde. c'est la nuit et j'ai le silence pour moi tout seul. égoïste repenti attelé à sa solitude.

je fume quand j'aime. et j'aime ces moments. beaucoup. alors je fume de plus belle.

pourquoi les bourgeois? parce que j'emmerde les bourgeois. j'emmerde leur culpabilité, j'emmerde leurs sacrifices, j'emmerde leurs esprits coincés dans des petites boites, j'emmerde leurs idéologies, leurs avis et opinions.

les heures passent et impriment leur empreinte sur mon putain de dos qui n'en peut plus d'être penché sur un clavier. chaise de merde.

quelques accords à la guitare. tang ting tong tong tang. je mets de l'ambiance dans ma solitude. elle et moi on a fini par s'enlacer, s'enrouler. choir dans le divan et baiser à mort.

une branlette nocturne quoi.

et quelques génuflexions à présent. hop hop. une petite couche de yoga bon marché. le cul couché sur le sol et les jambes qui se plient avant de se pencher. on est ridicule quand on a mal au dos.

allez va, un petit pétar pour détendre tout ça. tom courtenay - yo la tengo / pour rythmer les volutes. l'ambiance est bonne. fume fume fume.

et puis disparais. t'es mort de toute façon. il est temps d'aller rejoindre les draps des bourgeoises. violer leurs fantasmes.




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