25.9.08


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shit

je travaille dans une salle de montage dont le sol est tapissé de merde. j'arrive à 10h le matin et mon premier réflexe de la journée de travail est d'y planter mon doigt pour ensuite le porter à mes lèvres. force est de constater que la merde goute pareil de jour en jour. il y a bien quelques variations au quotidien quand l'une ou l'autre responsable du projet vient chier quelques phrases mal torchées. ces variations constituent pour mon comparse et moi un jeu de connaissance. un memory des sentiments humains. à force, nous nous sommes révélés à chacun un talent relatif pour définir les merdes des autres. une sorte de satisfaction anal. de quoi nous mettre de bonne humeur.

nous aimons bien la merde. vivre de merde. s'emmerder. mais notre plus grand plaisir reste de faire de la merde. le plaisir de s'accorder à l'environnement merdique. le conformisme cadré dans lequel nous avons installé nos esprits railleurs rassure. oui, aujourd'hui nous pouvons dire le sourire aux lèvres: c'est un film de merde. producteurs et diffuseurs seront bien content qu'un nouveau vrai film de merde illuminera les écrans de la France entière. petits et grands merdeux danseront, de la merde plein les yeux, autour d'images américaines.

notre bonheur serait complet si nous n'avions pas perdu un morceau de shit dans la salle de montage. un étron dans la mer. nous ne le retrouverons pas car il y a des limites à tout. et certainement à fouiller la merde. des autres.



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19.9.08

mépriser l'événement et cultiver la passion de l'indifférence (mitterand)

mon ordi s'est pris une grosse clak. de celles qui font bien mal et dont on n'est pas sûr de s'en remettre. j'ignorais qu'un ordinateur pouvait sortir des sons que même gates n'aurait pas pu s'imaginer sur ses chiottes au lendemain de la plus grosse torch de sa vie. festival de bruits et de couleurs. lcd aux couleurs de l'automne après s'être adonné à la cueillette des champignons. je lui ai mis mon pétard dans la gueule pour qu'il arrête d'angoisser et il n'a réussi à émerger de ses délires psychosotropiques que le temps d'écrire ce message. et puis il s'est barré. titubant. "sale con", m'a-t-il laché en franchissant la porte. "je retourne chez ma mère enfoiré!". depuis plus de nouvelles. la mère vaio me chie dessus quand je l'appelle. et je l'enmerde.

du coup faut pas me faire chier ces jours-ci. faut pas venir me trouver genre, "alors ça va petit branleur? T'alimente ton blog ou c'est plus qu'une carte postale de ta vie de merde?". risque de clak.

bon. n'hésitez pas à aller farfouiller dans des commentaires précédents pour y trouver une perle de liberté dans ce si vague monde virtuel (qui me fait aussi bander bien dur. héhéhé)




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6.9.08