8.11.07


Douleur chimique intense. Déchirement intérieur extrêmement violent. Exagération nocturne. Excessif.Deux corps m'habitent. L'un plonge inexorablement vers le vide, le néant. je n'arrive pas à me définir. l'autre tente de s'accrocher à la réalité, de conscientiser. il voit, entend en décalage. des mots sortent mais ne m'appartiennent pas. je ne me reconnais pas. Mon combat pour ne pas sombrer dans le coma. angoisse clinique. les recoins du cerveau poussés.

se retrancher dans ses plus viles angoisses. croire mourir et mourir. ne pas voir les lumières mais le noir si vide. pousser le volume de digitalism et tenter de ne plus voir. s'enfermer. camisole mentale. mutisme de la raison. et pourtant crier. cracher des phrases. les hurler. dehors sur une terrasse. rien n'existe. mon corps n'est qu'une boîte à rythme où mon coeur s'affole intensivement. finir devant un miroir pour se croire. encore.

je n'arrive pas à respirer. bloc de béton cale les poumons. perssion artérielle. la pression. putain de pression. écrire, poursuivre ses propres mots. gueuler les mots qui s'affichent. j'écrix vite sans réfléchir à l'ordre des doigts qui s'enmêlent sur le cxlavier. voir des lumières parcourrir mes yeux. je n'aurais pas du fumer ce joint. il m'assaille. me défait. être comme ça. juste comme ça. avachi sur sa vie et celle des autres. tenter de penser. think motherfucking positive. du blanc dans la gueule, des cachets dans un cauchemard. putain de merde. sale fils de pute. consuimme tes mégots et prend ta musique dans ta sale gueule. un dimanche au bord de l'eau après un samedi nuit sur une autre dimension. vas-y fais péter le son. dans ma tête. fume. fume. fume. et bouge et bouge et bouge.PAH PAH PAH PAH PA PA.

je veux t'éclater, foutre ta gueule dans un pavé. lécher le trottoir et laisser ton sang nourrir la ville.

fils de pute

1 commentaire:

stephane a dit…

Cioran écrivait - Je vadrouille à travers les jours comme une putain dans un monde sans trottoir - Affectueusement